28/02/2008à la fenêtre.Je m'appuie sur la rambarde et j'articule son prénom.
Comme si je le criais, mais aucun son ne sort.
Au même moment, les fantômes remontent.
Je veux qu'ils s'échappent par ma bouche. 23/10/2007déjàdes cheveux à la mode
un regard de myope dur et attendrissant
une lèvre qui se retrousse effrontément,
de la timidité peut être.
J'aime
déjà
ses défauts
On ne se connait pas et je sais
déjà
certaines choses que je ne devrais pas savoir...
Il n'est pas encore célibataire que j'ai
déjà
envie de le débaucher
Je fais comme si de rien n'était,
alors que presque tout est
déjà. 22/02/2007a-mot-rexiqueSurtout tout bien ravaler
tout manger dedans
surtout bien faire briller
la tête dans son assiette.
Etaler la confiture
a en étouffer sa libido
Surtout ne rien dire du dedans
-peur de faire peur-
faire son visage d'ange
alors que les mots dedans
c'est toi qu'ils dérangent.
Moi je vomis.
Je sors tout
le bon et le trop sucré
le nauséeux, les désirs de parfait.
Tu verras, ça va mieux après.
Tu peux me dire ton dégout, je t'écouterai,
d'une oreille distraite
par mon reflet dans la glace ,
mais les mots seront évaporés.
On retournera se goinfrer de la vie.
09/02/2007continue/perds ton tempsTu dis : c'est toi qui vois.
Je vois : c'est moi qui prends.
Saute-saute-saute d'humeur
Jamais au milieu.
Tu noir/tu blanc
1 Schizo dans chaque camp.
Saute-saute-saute d'humeur
Jamais au milieu.
Tu gentil/tu méchant.
1 Schizo dans chaque camp.
Une vie de martyr en zone
Dégouline la branchouille mystique
La verbose du cool, le reste ne vaut rien.
Pendant ce temps on vit sur terre.
Pendant ce temps On vit dans le chaos et dans la matière.
Continue, perds ton temps
Range moi, classe moi, frappe moi,
Anathème à tour de bras.
Continue, perds ton temps
fonce dans le mur
Nous ne nous rencontrerons jamais. 22/01/2007méprendre le bonheur pour du plaisir. Lui :
Je soigne sa peine (comme je peux.)
Je prends sa tendresse (comme il veut.)
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Un autre :
Je couche
J'embrasse et j'essaie de baiser
J'ouvre, je m'ouvre
Ma prothèse de coeur à la crème dégouline en moi
Et rien ne sort
Le landemain déchante
haleine trop chargée de chair
je scanne ta peau
J'attends que tu veuilles bien me découvrir.
Amour mal placé, j'attends sans dire un mot.
19/01/2007bal aux prisonniersles mots sont lancés
attrappe, attrappe
tu seras libéré.
Drôle de danse que celle ci. 14/01/2007oui mais non
J'ai envie maintenant
et je sais qu'un jour je n'aurais plus envie.
De la tendresse au jour le jour, gratuite.
Ne pas construire de plan idéal de l'autre.
Parfois les autres décident de qui est bon pour moi.
Sans le savoir, ils me définissent.
Qui est bon pour moi ?
Pour l'instant, c'est lui.
19/12/2006nos systèmes étaient différents.Nous n'avions rien à faire ensemble, je suppose.
Nos systèmes sont différents.
C'était logique, je ne comprends pas bien pourquoi j'ai pleuré autant.
Mais ça m'a fait du bien, c'est sûr.
Un soir, une discussion sérieuse et sans logique.
Je voulais le con-vaincre.
Je lui ai demandé si il voulait bien prendre ma main.
J'ai voulu courir avec lui. Il ne m'a suivi que quelques mètres...
Nos systèmes sont différents.
Je pique des sprints dans le métro, ou la nuit, quand j'ai la rue pour moi.
Avec de la musique, tres fort.
Lui fait les voyages, des allers et retours, lentement.
Il regarde le paysage, se laisse imprégner.
Je cherche donc un mec qui veuille bien courir avec moi.
Prendre ma main, et courir.
03/11/2006vite-vite.Ne pas m'apesantir.
Je me dis non, ne pas retenir l'autre pres de moi.
pas me plaindre, ni plaindre les gens.
ne pas aimer la pitié.
Encourager,
critiquer,
défaire,
mettre à plat.
Voila ce que je fais quand ça ne va pas.
Partir, ranger, bouger les meubles.
Chercher ailleurs, changer un truc.
Changer.
02/11/2006les limites.Quelle est la différence entre :
-le temps dehors -et- la poussière sous mon lit
-une maladie de peau -et- une psychothérapie
-l' envie de se toucher -et- l' envie de toucher 10/10/2006impressionnable.Doux.
Doux à en mordre les draps
Doux à s'en réveiller la nuit.
Doux a en pleurer.
Doux partout.
Doux mais très très fort.
Appuyer plus fort la paume contre la peau.
Imprimer l'odeur, les odeurs , les parfums, la transpiration, l'haleine de tabac.
Tabac Doux
Thé Amer, café vite avalé.
Doux dedans et/ou dehors
Doux toi et/ou moi.
Doux le pull-over du soir, hésiter entre l'envelloppe et le dedans.
Doux la peau.
Face à face, debout, lumière blafarde de cuisine.
On reprend ses rôles, ses gentils sourires.
J'hésite.
Je reste dedans moi.
Je ne dis pas grand chose.
Vif le baiser, vif le regard.
Au re-voir.
27/09/2006sous la pluie.C'était il ya deux semaines de ça , je crois.
Tout s'est passé simplement.
Je suis arrivé après le spectacle, je l'ai embrassé, pris un air un peu inquiet.
Un visage de circonstance, une anxiété ce soir là un peu forcée pour mieux camper la situation.
On a parlé.
J'ai beaucoup parlé.
Je lui ai tout dit, calmement.
J'ai élevé la voix, pour donner du relief, pour qu'il arrête de me dire oui, oui.
De me dire des banalités.
J'aurais presque voulu qu'il salue mon effort,
j'étais venu avec des reproches, mes désirs, mes doléances.
Je ne lui ai pas servi les poncifs habituels de la rupture.
Mais non.
Il a tout accepté, calmement.
Il a dit oui. Il a dit sûrement. Il a dit tu as raison.
Passif, il n'a rien contrecarré, rien démonté, pas de déclic.
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Deux semaines après, on se voit moins.
Je lui coupe les cheveux et je sais l'effet que ça lui fait quand je lui masse le crâne, comme avant.
Je souris de ces souvenirs, des petits bouts d'intimité que je sais.
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Je suis tout seul et je fais des conneries, je ne dors pas, je traîne.
Je ne veux pas être de ceux qui ne savent pas être seuls.
15/09/2006juste à côté.
On s'embrassait.
Parfois je l'embrassais sur la joue, distrait. Comme un enfant.
Je ne sais pas si c'était une vraie étourderie,
ou alors un "lapsus gestuel"...
Maintenant que nous sommes amis ,
je l'embrasse juste à côté de la bouche.
13/09/2006c'est comme je veux.Remettre du parfum sur ma peau.
Me couper les cheveux court-courts.
Faire tout ce qu'il n'aime pas. 12/09/2006Un an.Ca fait un an que j'ai ouvert ce compte , que j'y ai rassemblé des écrits qui dataient de quelques mois avant, encore.
Quelquechose comme Février 2005, j'ai rencontré Pierre : deux soirées, une nuit, un matin, un mail. Et puis plus rien.
Rien de grave , il y en a des milliards, des histoires comme ça.
Rien de cassé, non-non. 05/09/2006trop vite.Pas sûr.
Plus très sûr d'avoir envie.
J'attends qu'il me manque.
J'ai envie mais pas de lui.
J'ai envie de lui mais pas comme ça.
Et puis apres j'ai plus envie de rien , de personne.
Je sais que mes désirs passagers ne sont pas des désirs pour quelqu'un.
C'est comme un reflet de mon esprit.
Il y a
des jours où j'ai envie de mains aux fesses,
des jours où j'ai envie de dormir des heures avec lui,
des jours où je ne me comprends plus.
23/08/2006you're a bit like me, but you're a lot like you. On rentre chez moi.
Je dessine un nuage sur mon tableau blanc , dans l'entrée.
Dedans j'écris : "C'est nul, il pleut."
Bêtement.
Lui me regarde et puis corrige, avec son goût pour le mignon, en ajoutant au feutre rouge des coeurs qui tombent de ce même nuage.
"Mais non, y'a de l'amour aussi."
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Je me demande comment il fait.
On est pareils , peut être, des garçons qui savent voir le bonheur même quand il fait trop gris. Des faux raleurs, des têtes-en-l'air.
Je me demande comment il tient. Je me demande même parfois ce qu'il fait avec moi. Faudrait pas croire, je peux/veux être un mec bien/gentil garçon/gendre idéal/bon coup.
Mais ces jours-cis , j'ai du mal.
18/08/2006prends-moi, je m'ennuie.
Appuyé contre la rambarde, le dos aux passants qui ne passent plus par hasard.
Cambré, j'attendais. J'étais tout seul et je voulais juste sentir des paumes tatonner pour la première fois sous mon pull.
Comment faire quand on ressent cet ennui-de-soi, en amour ?
Je suis un peu comme en face d'une machine que je ne comprens pas.
Cette machine c'est moi, c'est mon corps.
Et je n'ai pas vraiment la force de mieux comprendre, de -s'avoir- plus, pour l'instant.
14/08/2006petit cafard. Un truc qui gratouille nerveusement dans mon ventre, quand tu ne réponds pas au téléphone.
Bon, quand est ce que je désinsecte ? 11/08/2006futurs proches. Il dit les choses simplement, et ça me déstabilise.
Avec lui, j'ai l'impression qu'il n'y a pas plusieurs niveaux de lecture.
Alors quand il repousse l'échéance , un coup de pied dans un ballon, je prends peur.
Un évènement lointain, avec lui, arrive tres vite - Oui, on sera encore ensemble - pour lui ça ne fait aucun doute. C'est vrai apres tout. Il n'y a pas de raison.
En chat échaudé , je n'entends parfois dans ces dates, ces prévisions, qu'une raison de plus d'être déçu et d'avoir mal, si jamais cette histoire n'arrive pas jusque là. J'attribue ça à l'age adulte. Devenir tordu, ne plus savoir reconnaitre le bonheur.
Nous avons 13 jours de différence, et parfois ça fait comme des années lumières.  |
| Ci joint une grande étendue de couleur unie, parce qu'on a envie de se perdre, des fois.
[Couleur et taille variable, selon arrivages.]
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