ouverture facile.
Je retiens mon bonheur, je fais le garçon raisonnable, alors que je bouillonne d'envie de te voir.
L'appeller ? Je n'ai rien à lui dire .
Passer le voir ? Je ne sais pas si il est chez lui.
Les gentilles personnes me diront d'y aller , surtout pas me retenir. Mauvais pour mon sang , des toxines d'absence.
Les anxieux me diront surtout pas. Pas tout casser , pas faire l'éléphant dans son petit magasin de porcelaine.
Je prends le recul que je peux, je regarde à l'intérieur.
Dedans , il y a un manque , une peur d'être abandonné. Un petit garçon qui prend tout, tout de suite de peur qu'il n'y en ai plus apres.
Finir mon assiette, celle de ma soeur. Acheter tous les tissus, les vêtements , stocker, on ne sait jamais.
Dedans il y a aussi quelqu'un qui sait , ou qui voudrait savoir. Quelqu'un de raisonné. Quelqu'un de lent , un chat échaudé.
Dedans il y a un homme qui fait comme si il n'était pas si attaché , mais qui ne sait qu'appuyer sa tête contre ton torse. Rentrer dedans, à vouloir tout savoir. Effacer les risques.
En divers endroits, entre moi et moi, je mets du doute, comme des respirations.
*make a wish*
Je fais un peu plus d'espace autour de toi dans ma tête.
De la place pour toi , pour que tu n'étouffes pas.
Une porte de sortie si jamais tu ne veux pas rester.
Alors, de l'air de l'air, retenir l'envie de souffler sur ton torse jusqu'a cette prochaine fois où l'on se croisera.
De l'air aux alentours, attendre quelques jours, j'ai des choses à faire pour être quelqu'un de bien.