23/08/2006you're a bit like me, but you're a lot like you. On rentre chez moi.
Je dessine un nuage sur mon tableau blanc , dans l'entrée.
Dedans j'écris : "C'est nul, il pleut."
Bêtement.
Lui me regarde et puis corrige, avec son goût pour le mignon, en ajoutant au feutre rouge des coeurs qui tombent de ce même nuage.
"Mais non, y'a de l'amour aussi."
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Je me demande comment il fait.
On est pareils , peut être, des garçons qui savent voir le bonheur même quand il fait trop gris. Des faux raleurs, des têtes-en-l'air.
Je me demande comment il tient. Je me demande même parfois ce qu'il fait avec moi. Faudrait pas croire, je peux/veux être un mec bien/gentil garçon/gendre idéal/bon coup.
Mais ces jours-cis , j'ai du mal.
18/08/2006prends-moi, je m'ennuie.
Appuyé contre la rambarde, le dos aux passants qui ne passent plus par hasard.
Cambré, j'attendais. J'étais tout seul et je voulais juste sentir des paumes tatonner pour la première fois sous mon pull.
Comment faire quand on ressent cet ennui-de-soi, en amour ?
Je suis un peu comme en face d'une machine que je ne comprens pas.
Cette machine c'est moi, c'est mon corps.
Et je n'ai pas vraiment la force de mieux comprendre, de -s'avoir- plus, pour l'instant.
14/08/2006petit cafard. Un truc qui gratouille nerveusement dans mon ventre, quand tu ne réponds pas au téléphone.
Bon, quand est ce que je désinsecte ? 11/08/2006futurs proches. Il dit les choses simplement, et ça me déstabilise.
Avec lui, j'ai l'impression qu'il n'y a pas plusieurs niveaux de lecture.
Alors quand il repousse l'échéance , un coup de pied dans un ballon, je prends peur.
Un évènement lointain, avec lui, arrive tres vite - Oui, on sera encore ensemble - pour lui ça ne fait aucun doute. C'est vrai apres tout. Il n'y a pas de raison.
En chat échaudé , je n'entends parfois dans ces dates, ces prévisions, qu'une raison de plus d'être déçu et d'avoir mal, si jamais cette histoire n'arrive pas jusque là. J'attribue ça à l'age adulte. Devenir tordu, ne plus savoir reconnaitre le bonheur.
Nous avons 13 jours de différence, et parfois ça fait comme des années lumières. 09/08/2006De côté, ou en face. T'es là , tu vis , toi au moins , tu fais pas comme moi , tu tricotes pas tes neurones.
C'est vrai qu'on a d'autres choses à faire, du travail, du rangement.
Comment tu fais ?
Si je regarde de mon côté , j'ai l'impression que tout pourrait valdinguer en quelques minutes. D'ailleurs c'est comme ça que ça se passe. Je parle, j'analyse , je retourne tes paroles comme un crêpe. Rompre avec moi, c'est facile , je mâche tout le boulot.
Je regarde de ton côté, et tout paraît plus simple. -Non , pas ce soir , je peux pas , je dois travailler. -Oui, je veux bien, on fait comme ça si tu veux. -On va la ? -Oui, je viens - Non je ne viens pas.
Tout est dit de façon si simple.
Tellement qu'avec toi, j'évite les discussions trop alambiquées, trop faire-valoir. Pourtant j'aimerais savoir ce qu'il y a dans ta tête , mais ce n'est pas comme ça que ça se passe.
J'aimerais être tombé sur un vrai instinctif. Un qui rabatte le caquet à mon Surmoi. On passerait par des communications souterraines. On ferait des croche-patte aux prises de tête.
J'ai peur du moment où.
Du moment où ça va changer.
Deux garçons, plein de possibilités.  |
| Ci joint une grande étendue de couleur unie, parce qu'on a envie de se perdre, des fois.
[Couleur et taille variable, selon arrivages.]
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